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L’histoire pas si tranquille du CinéBooth

Il paraît que “quand on veut, on peut”.

Bon… ils n’ont juste pas précisé à quel point ça allait être galère. 😅

Mais c’est comme ça qu’est né le CinéBooth : entre les imprévus, la débrouille, la peinture magnétique, et quelques crises de nerfs.

Et au final ? Une borne photo unique, faite maison, pensée pour mes mariés — et un peu pour le fun aussi, faut pas se mentir.

On est un dimanche soir, le salon du mariage approche, et j’ai devant moi un meuble IKEA, une Dremel, et beaucoup (trop) d’espoir.

C’est là que commence l’aventure du CinéBooth.

photobooth original en Normandie

L’idée de départ

À la base, j’avais demandé à un copain ébéniste de me fabriquer une borne photo. Le plan était clair, simple, et dans ma tête tout roulait…

Sauf que pour des raisons perso, il n’a pas pu la faire. Et là, forcément : panique à bord. Me voilà avec un salon du mariage qui approche, aucune borne, et beaucoup trop d’idées.

Mais hors de question d’abandonner l’idée. Alors je me suis dit :

“Bon, on va la faire nous-même.”

Et quand je dis “nous”, je veux dire : moi avec mes idées et mes croquis, et mon frère avec les outils et la patience (enfin, la plupart du temps 😅).

 

C’est là que Fabien, toujours prêt à bricoler (et à se moquer gentiment de mes idées farfelues), a rejoint l’aventure.

 

 

Des idées, j’en ai eu… beaucoup trop

Premier concept : un livre géant, style grimoire magique.

L’idée me plaisait, ça aurait collé à mon côté un peu rêveur…

Mais entre les reliefs, les détails et la taille du meuble que j’avais trouvé, j’ai vite compris que ça allait tourner au cauchemar de colle et de sciure. 😬

 

Plan B : une borne d’arcade ?

Plan C : un jukebox rétro ?

Trop complexe, trop long, trop de câbles, trop de tout.

 

Et là, un soir, l’illumination :

“Et si je partais sur le thème du cinéma ?

C’est moi tout craché, ça colle à mon style photo et à mon univers.”

C’est ma patte, mon univers, ma manière de raconter les histoires.

C’est comme ça qu’est né le CinéBooth, entre un reste de motivation, un peu de café et beaucoup d’improvisation.

Les outils : la Dremel, notre amie… ou pas

Je vais être honnête : on n’est pas menuisier.

Mais on avait une Dremel flambant neuve, pleine de promesses. 

Problème : on ne l’avait jamais utilisée et nos premiers essais étaient, disons… fumants.

C’est un peu comme donner un sabre laser à un enfant de 5 ans : ça finit par brûler quelque chose. 

 

Et évidemment, les embouts livrés avec n’étaient pas les bons.

 

Alors entre les essais, les disques qui volent, les découpes pas droites, et les fous rires nerveux, on peut dire que ce CinéBooth a vu naître de nouveaux talents… ou presque 😂

Mais à deux on est plus fort, et avec mon frère, on a fini par comprendre le truc (et colmater les dégâts).

C’est là qu’on a vraiment vu le projet prendre forme.

 

Petit à petit, le meuble commençait à ressembler à quelque chose de crédible — et surtout, à quelque chose de nous.

photobooth original en Normandie

La peinture : 4 couches, 2 crises, 1 miracle

Au départ, je voulais peindre le CinéBooth avec une peinture tableau noir. Sobre, élégante, pratique.

Mais mon frère, qui n’est jamais à court d’idées (et qui adore compliquer les plans simples 😅), me dit :

“Et si tu mettais de la peinture magnétique ? Tu pourrais changer les phrases ou les décors à volonté !”

Après quelques recherches (et une petite grimace devant le prix), j’ai fini par me dire que son idée était plutôt géniale.

Alors, c’était parti pour la peinture magnétique.

 Sur le papier, c’est simple.

 

En vrai… beaucoup moins.

 

Déjà, il faut plusieurs couches — trois minimum, mais nous, on a joué la sécurité : quatre bonnes couches, bien épaisses.

Super idée, sauf quand tu réalises que la peinture magnétique, c’est un peu comme la pâte à crêpes : il faut trouver la bonne texture sinon ça fait des grumeaux.

 

Résultat après la deuxième couche : un effet croûte du plus bel effet.

 

Ponçage, patience, et reprise totale. Une vraie leçon de patience…

 

Autant dire que le CinéBooth a passé quelques jours à ressembler à un champ de bataille : poussière noire partout, bras en compote, et une odeur métallique dans toute la pièce.

 

Mais le rendu final valait la peine : un fond gris anthracite légèrement texturé, parfait pour accueillir les aimants.

 

Restait le détail qui allait tout changer : le clap doré sur la porte.

 

Là encore, système D.

 

On a scotché quatre feuilles A4 ensemble pour créer un patron à la bonne taille.

J’ai dessiné le clap à la main, découpé le tout, et collé le patron tant bien que mal sur la porte.

 

Et pour la touche finale : une bombe dorée (oui, la vraie !).

 

Le nuage doré s’est répandu dans la pièce — on aurait dit qu’un Oscar venait d’exploser.

Mais au séchage, le résultat était là : un clap doré, un peu imparfait, mais unique.

Fait main, fait maison, et surtout fait avec le cœur.

 Les phrases magnétiques : l’âme du CinéBooth

Parce qu’un bon film, c’est d’abord une bonne réplique.

J’ai donc créé plusieurs phrases aimantées interchangeables :

 

“Fais ton cinéma.” (celle-là, elle reste à vie)

“Une star est née… devant cette borne.”

“Tu te pauses… et tu fais des poses.”

“I’ll be back… pour une autre photo.”

“Pas besoin de doublure, t’assures !”

 

Certaines sont fixes, d’autres peuvent changer selon les mariés, le lieu ou l’ambiance.

Et le petit plus : je propose aux couples de créer leur propre phrase personnalisée, qu’ils gardent ensuite en souvenir magnétique.

 

Un détail, oui. Mais un détail qui a du sens.

 Les lumières, les câbles et le débat du ruban Led

Une fois la structure terminée, restait l’ambiance lumineuse.

 Je voulais quelque chose de chaleureux et cinématographique, donc on a prévu d’ajouter un ruban LED RGB.

Pas juste pour faire joli, mais pour donner cette petite lumière d’ambiance qui rappelle les salles obscures et les plateaux de tournage.

Problème : je le mets où ?

Moi : “En haut.”

Mon frère : “Sur le contour.”

Verdict : les deux idées étaient bonnes, mais on a fini par trancher pour un placement visible, intégré, et pratique.

 

Résultat : une lumière douce, chaleureuse, qui attire le regard sans en faire trop.

Le côté technique (ou comment faire chauffer une Surface Pro)

Une fois la peinture sèche et le clap doré posé, il fallait que tout ça prenne vie.

Le CinéBooth fonctionne avec :

•mon Canon 6D Mark II

DSLRBooth sur une Surface Pro 5

•et une imprimante DNP QW410

Les photos sortaient super bien, mais le live view était trop sombre.

Après quelques réglages (et quelques mots doux à l’appareil photo 😅), j’ai fini par trouver la bonne config.

 

Et la Surface Pro ?

 

Disons qu’elle a un peu tendance à surchauffer… 🥵

On a donc ajouté un petit système d’aération maison :

un trou discret en bas, un autre en haut — et bientôt un petit ventilateur pour tout garder au frais.

C’est ça, la réalité d’un projet fait maison :

on apprend, on ajuste, et on recommence.

En conclusion : Le CinéBooth, c’est bien plus qu’un photobooth

Le CinéBooth, c’est :

• des heures de réflexion,

• quelques ratés (et beaucoup de café),

• un frère toujours prêt à aider,

• et surtout, la volonté de créer une expérience unique pour mes mariés.

C’est un objet, oui.

 

Mais c’est surtout une histoire

 

Une borne faite à la main, avec passion, pour immortaliser les moments des autres.

 

Quand je le regarde aujourd’hui, je ne vois pas juste un photobooth.

Je vois des soirées de bricolage, des galères de peinture, des plans improvisés, des rires, et beaucoup (trop ?) de café.

 

Ce projet, c’est un peu une métaphore de ma manière de travailler :

 

 Faire avec ce qu’on a,

 Donner tout ce qu’on peut,

Et penser avant tout à ceux qui vivront le moment.

 

Parce qu’au fond, le CinéBooth, je ne l’ai pas fait pour moi…

 

Je l’ai fait pour mes mariés, mes clients, mes histoires à photographier.

Pour qu’ils s’amusent, rient, repartent avec un souvenir, et se disent :

“Ce moment, c’était nous.”

Et si, à la fin, tout ça leur arrache un sourire…

alors toutes les galères auront valu le coup. 

 

 

 

 

 

 

 

Conçu, fabriqué et imaginé par Anne-Laure et Fabien – photographe passionné et bricoleur du dimanche assumé

Ce projet vous a fait sourire ?

Le CinéBooth n’est plus seulement une idée… il est prêt à vivre vos plus beaux moments.

 

 

Découvrir le CinéBooth en vrai

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